Communiqué revu et corrigé ce vendredi 19 mai à 18h pour ne laisser planer aucun doute sur ma bonne foi

Dans les derniers jours de la campagne du premier tour des présidentielles, j’ai été l’invité de l’émission « les enfants de la politique » sur Radio VL.

Je vois avec effroi les propos inexcusables que j’y ai tenu, aussi injustes qu’infondés sur l’enseignement de la langue basque. Je n’ai nullement voulu viser Seaska ni les Ikastola dont je connais depuis toujours le long, patient et inlassable combat trop longtemps mené sans moyens pour l’apprentissage du basque. Ils ont permis son sauvetage.

Dans ce domaine particulier la République avait failli. Après avoir combattu l’ensemble des langues dites régionales, elle les a laissées à l’abandon.

C’est pourquoi j’ai tenté d’expliquer que j’aurais souhaité voir ces langues enseignées dans le cadre de l’éducation nationale. Hélas en ce qui concerne les propos qui suivent ils ont totalement dépassé ma pensée. Ils sont nuls et non avenus. Je regrette profondément d’avoir pu laisser planer un soupçon là où il n’y avait aucune raison de le faire. Je les retire totalement et demande à chacun de bien vouloir en prendre acte. Il pourrait laisser supposer que je visais Seaska et les ikastola ou je ne sais qui encore. Il n’en est rien.

Pour bien saisir l’ampleur de mon propre désaveu je suggère à tous ceux que cette grave assertion préoccupe légitimement de bien vouloir regarder la vidéo incriminée pour mieux comprendre.

C’est d’autant plus malheureux venant de ma part que c’est un reproche injuste qui a pu leur être fait il y a une cinquantaine d’années.

Aujourd’hui cette accusation est fort heureusement derrière nous. C’est la raison pour laquelle je regrette si profondément d’avoir pu donner le sentiment de la raviver par ma grave faute d’expression. Je demande solennellement pardon à tous mes amis, à toutes celles et ceux, associations, écoles et enseignants, parents d’élèves, élèves, élus et militants politiques de tous bords, et l’ensemble des basques.

Je présente aussi mes excuses à mes amis de Corse, de Gascogne, d’Occitanie, de Bretagne, des Antilles… et à tous ceux qui consacrent le meilleur d’eux-mêmes à l’apprentissage de cet ensemble de langues qui fondent notre patrimoine.

Lourdios Ichère, Le 19/05/2017